Virtuoz : rappeur sachant saper

Musicalement parlant, le royaume de Belgique est un OVNI. Oui j’ai bien dit un OVNI.

Stromae, James Deano, Scylla et plus récemment Damso et Hamza sont des parfaits exemples d’OVNI musicaux. Tous ont en commun, une excellence artistique mais aussi une douce folie qui les rend originaux dans l’univers de la musique urbaine.

Les artistes chrétiens ne sont pas en reste, je pense notamment à Dzany Mpiana, Elvis Nsangi, Mike Shining, Légendaire Emjy et le jeune et bouillant Virtuoz !

Ce dernier s’apprête à sortir son premier projet officiel « En attendant MCX » le 25 mars prochain et j’ai donc profité de son actualité pour poser quelques questions au MC Bruxellois.

Salut Virtuoz ! Comment ça va ? Je parlais des artistes Belges en introduction de mon article, qui nous recommanderais-tu aujourd’hui ?

Salut Aurélien, hé bien ça va, merci Seigneur. Et bien, j’ai en tête le groupe YPWG (Young Precious Warriors of God), qui ne vont pas tarder à arriver avec du très très lourd et aussi mon Bro Hervé. K avec qui j’ai posé récemment sur un morceau appelé Eyinda prélude.

Ho oui, j’aime beaucoup ce titre et d’ailleurs j’ai écris un article sur Hervé. K y’a pas longtemps (Cliquez ICI pour lire l’article) et ça me fait penser à un truc. Vous avez en commun avec Hervé. K, d’utiliser le lingala dans vos chansons. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?

Je suis d’origine Congolaise tout simplement et j’ai toujours aimé la folie de mon pays d’origine. J’essaie en utilisant le lingala, de retranscrire ma culture et ce qu’on m’a transmis étant petit. Pour l’anecdote, enfant je faisais beaucoup de bêtises et ma mère me grondait en lingala en pensant que cela donnait plus d’impact. J’ai appris le lingala comme ça !

Ma foi, c’est une bonne pédagogie pour apprendre une langue ! Moi, c’est mes collègues de la radio Gospel Urbain qui m’apprennent le lingala. Tient par exemple, je viens d’apprendre que Mata Na Lola (référence au morceau M.N.L) ça voulait dire allons au Paradis, c’est un bon début !

Oui carrément, c’est souvent avec les chansons qu’on commence à apprendre une langue et c’est quand même mieux quand c’est pas des gros mots.

Effectivement ! et sinon revenons à tes parents, je crois savoir de source sûre que ce sont eux qui t’ont initié à la mode et au style.

Ho, mais tu es bien renseigné toi dis-donc ! En effet, mes parents sont très à la pointe en terme de sape et ils ont transmis cette passion à mes sœurs et moi. Je suis d’ailleurs étudiant en école d’art. Je fais du dessin, de l’infographie, de la sérigraphie, tout ce qui a rapport avec l’image en fait.

Je comprends mieux ton univers maintenant. J’avais remarqué à travers tes clips et photos, l’importance que le visuel avait pour toi.

C’est vraiment important pour moi. Avoir du style c’est du travail, on ne s’imagine pas ! Et c’est très lié à ma musique. Mon style vestimentaire m’a aidé à trouver mon univers musical.

17620538_596012807262239_3027412077370239041_o.jpg

Tiens, parlons musique un peu, ça fait combien de temps que tu es dans le rap ? Quels artistes t’inspirent ?

Depuis que j’ai 9 ans. J’ai commencé parce que c’était un défi avec les grands de mon entourage et du jour au lendemain je me suis mis à écrire des couplets ! Mes inspirations ? un peu de tout en fait mais je dirais Tito Prince, Lecrae, Moise Mbiye et L’or Mbomgo.

Tu as commencé très jeune ! Et du coup je vais te poser une question un brin provocatrice, foi et rap c’est possible ?

Pour moi, c’est possible et d’ailleurs on ne m’a jamais fait de remarque à ce sujet sauf pour Niata Satana car c’est un remix d’un morceau de Drake et Meek Mill. Alors oui, pour moi c’est totalement possible. Dieu peut toucher des personnes avec n’importe qui et à travers n’importe quoi. Le truc c’est de ne pas travestir sa musique, de rester ferme sur ses convictions.

Amen mon frère ! Et avec ton fameux projet « En attendant MCX » qu’on attend depuis 1 an, on peut s’attendre à quoi ?

11 morceaux et … de la joie ! Je suis de nature joviale et j’ai toujours voulu mettre ce côté de ma personnalité en avant dans ma musique. Je ne suis pas pasteur et c’est donc ma manière de parler de Dieu.

Mais oui c’est clair, on peut parler de Dieu de différentes manières mais du coup l’étiquette « Musique chrétienne » ça ne te dérange pas ?

Non au contraire, j’aime bien préciser que je fais de la musique chrétienne car ça me permet d’être hybride dans le style de musique et de pouvoir parler de Dieu librement. Une partie de mon public n’est pas de confession chrétienne et le meilleur témoignage que je peux leur donner c’est ce que je suis. Si je peux les toucher avec la musique et qu’ils reçoivent Dieu dans leurs vies, ça me suffit.

C’est ce que je te souhaite avec ce projet ! et bien c’est la fin de cette interview. Merci à toi d’avoir répondu à mes questions, un petit mot pour la fin peut-être ?

« En attendant MCX » sortira mi-mars je compte sur vous et il y aura des surprises et des belles collaborations après la sortie. Je n’en dit pas plus, ça va barder ! Je lance un jeu concours pour l’occasion ! Devinez ce que signifie MCX et le premier qui devinera gagnera un album. Pour finir je dirais sans amour nous ne sommes rien, lisez 1 Corinthien 13, vous comprendrez.

Merci d’avoir lu cet article, n’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux avec le Hashtag #RappeurSachantSaper et petit cadeau de la part du MC et de Gospel Urbain Radio, le Freestyle Niata Satana vous est offert en cliquant ICI.


Suivez Virtuoz (Cliquez sur le nom du réseau social)

Sur Facebook

Sur Twitter

Sur Instagram

 

 

 

Publicités