Hervé. K, de Sowers à Eyinda

Ce que j’aime le plus en tant que journaliste dans le milieu de la musique, c’est de découvrir des talents et de pouvoir les faire découvrir à mon tour.

L’artiste dont je vais parler, n’est à proprement dire pas un rookie puisqu’il chante depuis l’âge de 16 ans. Il a même fondé en 2005, le groupe Sowers avec ses acolytes David et Abraham.

Sowers

Le groupe Sowers – Décembre 2011

En 2012, il part étudier en Belgique et il s’y installe définitivement en 2014 avec celle qui fait battre son cœur (Ha l’amour !).

Depuis il est directeur artistique au sein du groupe Les pierres vivantes dans une église de la ville de Mons et il vient de sortir un single intitulé Eyinda prélude.

Je dois vous dire qu’à l’écoute de ce morceau, j’ai pris une vraie gifle. Le mélange musical entre afrobeat, rap, r’n’b et gospel est juste génial (Big up au rappeur Virtuoz) et m’a fait pensé (toute proportion gardée) à ce que fait Tye Tribbett  dernièrement (notamment dans le mélange Trap/Gospel).

Curieux d’en savoir un peu plus sur l’artiste, je lui ai posé quelques questions.

Salut Hervé ! Je dois t’avouer que j’ai beaucoup aimé ton morceau Eyinda prélude. Dis-moi, pourquoi est-ce que tu t’es dirigé vers un style Afrobeat ?

Je suis de la génération Kirk Franklin, la génération qui a découvert que le Hip Hop, le funk, la soul, le RnB avait toute sa place dans le gospel, car tout est d’abord musique. Le plus important c’est la source de notre inspiration…c’est elle qui fait la différence.

La musique urbaine était donc un choix évident pour moi car elle me permet une expression beaucoup plus libre d’autant plus que de nos jours, elle a réussi à transcender beaucoup de frontières. Voilà pourquoi aujourd’hui les rythmes afro ont aussi bien leur place que les rythmes hip hop ou funk ; cela me permet d’explorer toutes mes influences en leur donnant une place dans mon projet.

Ça tombe bien que tu me parles de tes influences car je voulais savoir justement qui étaient les artistes qui t’inspirent au quotidien ?

En fait, j’ai plusieurs catégories d’artiste. Dans mon approche rap+chant, Christon Gray est celui qui m’inspire le plus car il sait combiner avec brio les deux. Dans mon approche purement chant, je dirais, Travis Greene, Jonathan Mcreynolds, Jonathan Butler et Myron Butler. Dans mon approche spirituelle du chant, William Mcdowell est celui qui me touche le plus et enfin dans l’écriture, j’aime beaucoup Marvin Sapp, Fred Hammond et le moins connu Blaise Nsakila.

MZ6A0519.jpg

Revenons à ton morceau Eyinda prélude, comment le morceau a-t-il été conçu ?

C’est Sey Sey qui est à la prod de ce morceau. C’est l’un des producteurs les plus en vue sur la scène urbaine francophone de tout bord. On s’est rencontré il y a un peu plus de 5 ans, mais n’avons jamais eu l’occasion de bosser ensemble. C’est par son manager que j’ai repris contact et il a tout de suite été touché par le projet d’où cette première prod.

Le morceau s’est fait assez facilement, j’avais déjà le texte depuis quelques mois, j’avais une idée d’instru bien précise et Sey Sey a su apporter toutes ses sonorités pour enrichir le morceau, c’est ainsi qu’Eyinda prélude est né.

Le rappeur Virtuoz apparait sur le morceau et apporte un vrai plus, comment s’est faite la connexion avec lui ?

Je travaillais déjà avec Virtuoz sur pas mal de projets Gospel sur la scène bruxelloise car il est batteur. Mais j’ai su qu’il rappait il y a un an et j’ai vraiment aimé ce qu’il faisait. Il m’a fait écouter en exclu certains de ses morceaux et je pense qu’il fait fait partie de ces rappeurs qui vont compter d’ici peu de temps car il a vraiment des choses à dire et il les dit bien. Quand j’ai écrit Eyinda, j’avais besoin d’une bonne dose de folie et j’ai toujours su qu’il en avait assez pour un morceau comme celui-là !

Bon tu as vu je suis d’origine Picarde, donc Eyinda ça me parle pas trop. Vu tes origines je suppose que c’est du lingala ?

Exact, Eyinda vient du lingala (langue officielle de la République démocratique du Congo). C’est une expression qui veut dire : « il faut que ça Pète » ou « que ça barde » on utilise ce terme aussi pour dire « advienne que pourra »

Au travers de ce morceau je veux rassurer les personnes qui traversent des temps difficiles dans leur vie en leur rappelant que Dieu ne les a pas oublié et qu’ils devraient garder leur calme car quand Dieu se lève, il se passe quelque chose…ça barde !

Eyinda, c’est un message d’espoir et un cri de rassemblement à tous ceux qui veulent en découdre avec ce qui les empêche d’avancer, de se relever, de se pardonner, d’oublier le passé, ce message est pour leur dire que notre vaillant héros s’est levé alors EYINDA !

Bon du coup c’est quoi la suite après ce single ?

Par pragmatisme je compte d’abord terminer le projet Eyinda qui va comporter 5 titres, après ça il y aura un projet plutôt pop ; enfin, mon rêve serait de rééditer mon tout premier album Gospel « les couleurs du ciel » issu du projet Rainbow Gospel night.

Oui, tu as raison il faut avoir des rêves et des buts à atteindre c’est important pour avancer. Je te souhaite de pouvoir le faire et merci pour cet entretien.


SOUTENIR HERVÉ. K

Achetez le single Eyinda en cliquant ICI

Suivre Hervé. K sur Facebook en cliquant ICI

Suivre Hervé. K sur Instagram en cliquant ICI

 

Publicités